La compagnie FlixBus ouvre à partir de ce lundi un arrêt à la Brèche pour rejoindre Lyon et Montélimar. Public ciblé : les étudiants.

Il ne devrait pas passer inaperçu. Paré de vert flashy et orange, estampillé FlixBus, un autocar de 13 m de long va faire son apparition ce lundi midi devant le parc de la Brèche-Alain Ghozland à Créteil. Ce type de « car Macron », parce que, précisément, c’est Emmanuel Macron qui a libéralisé le transport de voyageurs par autocar en 2015, permet de rejoindre Montélimar ou Valence (Drôme) pour moins de 20 € (14,99 euros au mieux pour Lyon). Un prix attractif, comparé à un billet TGV.

FlixBus, société née en Allemagne, seul opérateur désormais en France avec Ouibus, a ouvert la ligne Paris-Bercy-Lyon en avril 2016. Devant le succès « grandissant », même si la compagnie refuse de donner des chiffres, pour « cause de concurrence », elle a décidé d’ouvrir ce nouvel arrêt à Créteil.

« On voulait un arrêt dans le sud-est de l’Ile-de-France, on sait qu’il y a une demande, détaille Raphaël Daniel, porte-parole de Flixbus. Créteil est aussi bien desservi en transport en commun, avec le métro, ce qui correspond au profil de nos voyageurs qui ne seront plus obligés de repasser par Paris. »

Un arrêt par jour du mardi au vendredi

Une chance aussi reconnaît à demi-mot la compagnie, à l’heure où « la ville de Paris interdit les arrêts de car longue distance sauf à Bercy ». Moyennant une redevance — dont le montant n’est pas encore connu — Flixbus va pouvoir proposer un arrêt par jour, du vendredi au mardi, direction Lyon et le sud de la France.

Et la compagnie de vanter aussi les mérites de ce mode de transport « écolo », parce que « moins polluant que la voiture et le covoiturage », « économique », et tout confort, avec wi-fi, prises électriques, services snacking à bord, ou encore appli mobile pour les réservations.

Sollicitée par l’entreprise, la municipalité de Créteil a dit banco : « C’est une desserte supplémentaire pour la ville, souligne-t-on en mairie. C’est toujours une bonne chose. » Attendant de voir cependant comment cette liaison évolue.

Principal public ciblé pour remplir ces cars Macron : les 18-35 ans, soit « les jeunes actifs et les étudiants qui font attention à leur pouvoir d’achat », précise Raphaël Daniel. L’arrêt s’appelle d’ailleurs Créteil-Université, c’est dire, même s’il se situe un peu plus loin, rue Mauriac, devant le Bureau info jeunesse, à deux pas de la gare routière.Newsletter Val-de-MarneChaque matin, l’actualité de votre département vue par Le ParisienVotre adresse mail est collectée par Le Parisien pour vous permettre de recevoir nos actualités et offres commerciales. En savoir plus

Quelques jours avant l’arrivée de ce car, les passants croisés sur place n’étaient pas au courant de la nouveauté. « Intéressant », c’est le mot qui revient à l’évocation du prix.

Sur le campus de l’université Paris-Est Créteil, les étudiants confirment : « C’est pas cher, ça peut valoir le coup entre copains pour faire une virée », réagit tout sourire ce jeune homme, venu s’inscrire. Meral, 23 ans, opine : « Bien sûr que c’est pas cher, en train il faut compter au moins 50 €. Pour nos profs aussi, ça va être intéressant, ceux qui donnent des cours là-bas. »

Chez les élèves avocats, en revanche, passer 6 heures dans un bus pour rejoindre la capitale des Gaules ne séduit guère : « Tu te vois prendre le bus ?, lance Maeva à son amie. Je préfère prendre le train ou la voiture. »

Par Agnès Vives @VivesAgnes