Huawei ne pourra pas utiliser la licence officielle Android pour son prochain Mate 30.

Donald Trump continue de mener la vie dure aux entreprises chinoises, et Huawei en fait les frais. Le géant de l’électronique a toutefois réussi à négocier un répit de 90 jours supplémentaires (jusqu’à fin novembre) pour commercer avec les américains, après quoi il sera interdit de toute collaboration. Malgré ce sursis, Huawei ne devrait pas pouvoir lancer son prochain Mate 30 avec le système d’exploitation de Google, Android.

Un lancement maintenu

C’est Google lui-même, par l’intermédiaire d’un porte-parole, qui a confié à nos confrères de Reuters que les prochains Huawei Mate 30 et Mate 30 Pro ne pourront pas être commercialisés avec une version officielle Android. Huawei ne se laisserait pas déstabiliser et prévoirait tout de même un lancement officiel le 18 Septembre prochain, à Munich.

Alors que les entreprises américaines ont officiellement la possibilité de demander une exception sur certains produits spécifiques pour continuer à commercer avec les entreprises chinoises, Google n’a pas communiqué sur le sujet – et nul ne sait si la firme de Mountain View a l’intention de revendiquer son droit auprès du gouvernement américain. Google aurait toutefois confirmé il y a quelques semaines qu’il souhaitait continuer à équiper Huawei de son système d’exploitation.

Quelle alternative pour Huawei ?

Pour contourner cette interdiction, Huawei a plusieurs possibilités. La première est d’utiliser son fameux système d’exploitation maison, HarmonyOS, qui pourrait permettre au chinois de réduire sa dépendance à Google. Huawei a d’ailleurs précisé au début du mois d’août que son premier smartphone sous cet OS serait officiellement présenté d’ici à la fin de l’année. Plusieurs rumeurs annoncent cependant que le logiciel n’est pas encore abouti.

La deuxième option pour Huawei serait de s’appuyer sur une version générique et open source du système d’exploitation Android – sans licence officielle de la part de Google. Dans ce cas comme dans l’autre, cela ne permettrait pas à Huawei d’avoir accès aux applications comme Google Maps, YouTube, Drive ou Gmail. En outre, l’interdiction imposée par l’administration Trump ne lui permet pas non plus d’accéder aux réseaux sociaux américains comme Facebook, Instagram ou Whatsapp.

D’ici là, on peut encore s’attendre à un revirement de situation. Joe Kelly, porte-parole de Huawei a confirmé à Reuters que « Huawei continuera d’utiliser le système d’exploitation Android et l’écosystème [Google] si le gouvernement américain nous y autorise ». Affaire à suivre.

Article rédigé Par Jean-Guillaume